Archives mensuelles : août 2013

LOS TORMENTOS

 

LOS TORMENTOS

 

DES IMAGES COMME DES OISEAUX

robert doisneau la friche des oiseaux comme des images
Jusqu’ au 29 septembre 2013 l’exposition « Des Images Comme Des Oiseaux » se tient à Marseille. Une redécouverte de l’histoire de la photographie contemporaine à partir de l’une des plus importantes collections de photographies en Europe.
Invité à revisiter le fond photographique du Centre national des arts plastiques à partir de sa base de données, le photographe et plasticien Patrick Tosani s’est livré à une traversée des quelques 12 000 œuvres de la collection pour en prélever un nombre important d’unités (676 œuvres, 181 photographes).
L’occasion de découvrir la série « Tatouage » composée de huit clichés de Robert Doisneau vers
1950.

 

 

MARSEILLE

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      De passage à Pertuis pour Holiday Ink, puis à Toulon chez les Tontons Encreurs, c’est l’occasion de passer à Marseille, nommée cette année capitale européenne de la culture. Outre le vieux port et une petite sieste dans le parc du Palais de Pharo, aux heures chaudes du sud, à plus de 37 degrés, le parisien pressé, peu vite se sentir dépassé lorsqu’il s’agit d’arpenter le goudron brûlant de Marseille. Pour parer à la frustration de ne pouvoir être actif dans cette fournaise, direction le quartier Belle de Mai au sein de « La Friche ». Ancienne manufacture de tabac et d’allumettes fermée en 1990, elle cède aujourd’hui la place à une immense friche industrielle. Cinq hectares de béton colorés à la bombe au coeur de la ville. En premier lieu, le skate shop « Bud Marseille » avec sa petite rampe en bois au milieu des articles, plante le décor et l’ambiance détendu de « La Friche ».
Plus loin, on retrouve le street park et le nouveau mini bowl inauguré pour l’évènement  passé « This is (not) music ». Quarante jours consacrés à l’art et la musique infiltrés par les cultures underground et la board culture. On pouvait découvrir une exposition sur le street art avec comme conseiller artistique Guillaume le Goff, co-fondateur de l’ancien Clark magazine, apprécier notamment des oeuvres de Parra ou encore de Mike Giant.
   Nous ne sommes qu’au début de la visite mais on entrevoit déjà qu’il règne ici une réelle vie de quartier. Une vie collective où l’on partage ses idées autour d’un verre au restaurant « Les Grandes Tables » pendant que les enfants jouent sur un ancien wagon aménagé en aire de jeux. Un « marché paysan » se tient tous les lundi, les parents peuvent laissé les minots à la crèche et s’occuper du jardin collectif.
   Des séances de cinéma sont régulièrement projetés, il y’a plusieurs salles d’expositions , une librairie, des ateliers d’artistes et deux théâtres qui ouvriront à l’automne 2013. On y découvre la maison d’édition « Le bec en l’air ». L’éditeur et sérigraphe « Le dernier cri » qui présentait en mai dernier le salon de la « micro édition », autour des créations de fanzines et de la production « do it yourself » du livre. De la danse, du cirque, des performances, du graphisme, de la photo, tous les arts sont représentés dans ce véritable « bouillon de culture » appelé à être un exemple et un encouragement à l’exposition de l’art dans toutes les villes. Une communauté libre, ouverte tous les jours toute l’année, loin des râleurs du fameux « c’était mieux avant! ».
       La scène musicale n’est pas mise de côté loin de là puisque le « Cabaret Aléatoire » c’est imposé en dix ans comme l’un des lieux incontournables dans la région, en invitant dans la « Cartonnerie » (salle de concert de la « La friche ») des groupes tels que les Wu Tang Clan, Justice ou les Black Lips. Cet été ils investissent le toit de la « tour panorama » et programment avec « radio Grenouille », l’une des deux radios installées dans les locaux, les soirées « LàHo » avec bar, parasols et transats le vendredi et samedi soir. La spacieuse terrasse et la vue imprenable sur Marseille méritent bien un petit tour de piste. Depuis le toit, une fresque de J.R sur les maisons voisines est un petit plus de bonheur.

 

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Quittez « La Friche » en empruntant « le tunnel des mille signes » réalisé par frédéric Clavère. Des panneaux de signalisations proprement vandalisés sont illustrés d’images allant de la main de Santa Cruz au portrait de « Ma Sorcière Bien Aimée ». Accrochés comme des tableaux sous la voûte où passe au quotidien la fumée grise des voitures, ces représentations de notre ère nous poussent tout doucement vers la sortie.
    Pour continuer dans ce même décor rendez-vous dans le sixième arrondissement. Le Cours Julien est la place idéale pour se poser boire un verre en terrasse sous les parasols au bord du plan d’eau. Les ruelles piétonnes sont envahies de graphitis et de drapeaux colorés. « Le plateau » comme on l’appelle aussi regorge d’ateliers, de brocanteurs et de concepts stores. Ce quartier animé est un lieux de manifestations tels que la journée des plantes, de vides greniers ou encore de sardinades. Bars et restaurants peuplent l’espace de sourires dans une ambiance populaire. La chaleur est retombée et Marseille allume ses lumières du soir. Capitale de la culture européenne,  pour sûr!
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 LA FRICHE

pauline.